US: les expatriés et le permis de conduire

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Learning to Drive by Alex Proimos (CC BY-NC)

Si vous avez déjà voyagé aux États-Unis, vous savez que vous pouvez utiliser votre permis de conduire français sans problème. Ce que vous savez peut-être moins c’est que si vous restez plus de 3 mois, il vous faudra soit un permis international, soit un permis de l’État dans lequel vous résidez. La grande majorité des expatriés choisissent la solution « je repasse mon permis » ce qui n’est pas plus mal puisque cela permet d’apprendre réellement le Code de la route local. Cette solution implique bien sûr de repasser son code et sa conduite. 

Un Code de la route pour chaque État

Contrairement à la France, une fois avoir passé son permis, on ne reçoit pas un permis de conduire national, mais un permis de l’État dans lequel on réside. Si cela peut sembler bizarre, c’est tout à fait logique, car le Code de la route varie légèrement dans chaque État.

DMV Fullerton DMV by Micah Sittig (CC BY)

Un système rapide

Passer son code peut se faire très rapidement ; enfin beaucoup plus rapidement que je me l’imaginais. Après un tour sur le site du DVM (équivalent de la préfecture pour le permis) pour connaître la marche à suivre, j’ai décidé de me rendre sur place pour avoir plus d’information. Finalement, j’avais toutes les pièces nécessaires, j’ai donc commencé la procédure allant d’un bureau à l’autre comme on me l’indiquait. À cette époque, mon anglais était assez mauvais et poser des questions signifiait se retrouver face à quelqu’un qui débite un tas de paroles incompréhensible. Trop dangereux ! Cependant, un des bureaux s’est avéré être celui pour passer son code. Oups…

Lorsque vous passez votre code, vous avez 3 tentatives. La première, il est possible de faire jusqu’à 6 fautes, en revanche vous n’aurez le droit qu’à 3 fautes pour les deux suivantes. Au bout de 3 tentatives, vous gagnez le droit de repayer un tour. Mieux vaut réussir du premier coup !

Particularité du test, il est possible de le passer dans la langue de votre choix. Vu l’état de mon anglais, j’ai préféré passer l’examen en français. Cependant, cela n’a pas tant facilité les choses puisque la traduction n’était pas toujours de très bonne qualité. Je l’ai finalement eu de justesse !

Un prix incomparable

Au-delà du bien-fondé de la procédure, devoir repasser son permis de conduire à un côté agaçant. La bonne nouvelle dans cette démarche, c’est qu’il n’y a pas besoin d’aller supplier le banquier pour un prêt. Le forfait code et conduite ne coûte que $33.

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Le test de conduite avec votre voiture

À la différence de la France, vous n’utilisez pas la voiture de l’auto-école pour passer votre test de conduite, mais votre voiture. D’ailleurs, avez-vous remarqué, depuis le départ je ne vous ai jamais parlé d’auto-école.

Comme le test de conduite se fait avec votre voiture, l’examinateur vérifie que votre assurance est en règle et qu’un certain nombre d’éléments fonctionne (phare, klaxonne…). Pour cette étape, si votre niveau d’anglais n’est pas excellent, il est plutôt conseillé d’apprendre le vocabulaire de la voiture. Il faut aussi apprendre le vocabulaire des manœuvres, c’est plutôt utile! Pour ma part, je devais faire une marche arrière, mais n’ayant absolument rien compris, j’ai paniqué et grillé un stop. Failed ! Cependant, on échappe au vocabulaire de la mécanique, car contrairement à la France, on ne va voir sous le capot de la voiture.

Facile, mais pas tant que ça

Le permis de conduire américain a la réputation d’être très facile. C’est très rassurant, mais c’est un piège ! À penser que c’est facile, on y va tous les mains dans les poches et on échoue au moins à l’une des deux parties. Finalement, je connais très peu d’expatriés qui ont tout eu du premier coup.

Un permis papier de 3 mois

Il n’est pas possible de passer le permis directement après le code puisque cette fois, il faut vraiment prendre un rendez-vous. Alors pour les personnes qui attendent la dernière minute pour se lancer dans la procédure, le DMV leur donne un papier qui leur servira de permis de conduire temporaire. Il est valide 3 mois et lorsqu’il s’approche de la fin de période de validité il suffit d’aller au DMV et d’en redemander un autre. Il y a tout de même des inconvénients à cette démarche:  on perd 2 heures tous les 3 mois et on n’a toujours pas le sésame.

permis-temporaire License To Explore: 16/10/06 by Ken Banks (CC BY)

Un permis rend la vie plus facile

Je parle de sésame, car bien plus qu’un permis de conduire, c’est une carte d’identité, et ici, on s’en sert beaucoup plus qu’en France. Pour acheter une bouteille de vin, le caissier demande à voir une pièce d’identité. Pour aller boire un verre avec des amis, c’est la carte d’identité ou un soft. Pour aller dans un bar après 21 heures, sans carte d’identité l’entrée est interdite. La carte d’identité française n’est pas acceptée, donc sans permis de conduire américain, il faut tout le temps se promener avec le passeport. Objet encombrant, mais surtout qui contient toutes les informations qui autorisent à rester sur le territoire, mieux vaut ne pas prendre le risque de le perdre.

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