Actualité transport pour la semaine du 21 au 27 mars 2016


ouibus906 DV-167-BF (F) OUIBUS by EDDIE (CC BY-ND)

Premier bilan de l’Arafer sur le marché des autocars, La loi Saravy promulguée, Questionnements sur la sûreté dans les gares, Quelques autres titres

  •  Premier bilan de l’Arafer sur le marché des autocars

L’Arafer publie son son premier bilan du marché des autocars (1) sur la période août (ouverture du marché) à décembre 2015. Ce bilan sera mis à jour trimestriellement et sera complété par une analyse similaire du secteur ferroviaire, puis d’une analyse multimodale (car, train, covoiturage). L’étude révèle notamment un taux d’occupation moyen de 32% (2), une demande concentrée principalement sur 10 liaisons, une fréquentation plus importante sur les liaisons ayant pour origine ou destination Paris, 970 emplois directs ou indirects créés, et seuls 32% des points d’arrêt sont gares routières.
L’étude met également en avant l’aubaine financière pour les voyageurs (3) qui ne paient en moyenne que 3,2€ pour 100 km et la faible rentabilité pour les transporteurs qui font fasse à une rude compétition.
Concernant le faible taux d’occupation, Eric Vidalenc se pose la question suivante: « ce taux d’occupation, qui détermine la performance environnementale au final, est-il si catastrophique que cela comparé aux systèmes de transport dans leur ensemble ?« . Dans son article, il établit que ce taux d’occupation reste plus performant (4) qu’une voiture avec une seule, voire deux personnes à son bord, mais moins performant que le TGV.
Selon FlixBus, « le développement des autocaristes est ralenti par les problèmes de gares routières (5)». Afin de permettre aux transporteurs d’accéder facilement aux informations relatives à ces sites, l’Arafer va établir un registre public des gares routières (6). L’autorité de régulation mène actuellement une consultation publique sur ce sujet (24 mars – 5 avril).

(1) Arafer, Observatoire des transports et de la mobilité, Analyse du marché libéralisé des services interurbains par autocar: Bilan des T3 et T4 2015, mars 2016 — (2) L’Observatoire de l’Arafer livre son premier bilan du marché des autocars, arafer.fr, consulté le 27/03/2016 — (3) Marc Fressoz, Autocars Macron : 12 euros les 376 kilomètres !, mobilicites.com, 21/03/2016–(4) Eric Vidalenc, Des autocars aux 2/3 vides… ou au 1/3 pleins, alternatives-economiques.fr/blogs, 21/03/2016 — (5) Guy Dutheil, La pénurie des gares routières, un frein pour les autocaristes, lemonde.fr, 22/03/2016 — (6) Les consultations publiques de l’Arafer, arafer.fr, consulté le 27/03/2016
ARCHIVES
1er bilan de la libéralisation de l’autocar par France Stratégie / 
Autocars: la guerre des lignes
  • La loi Saravy promulguée

La loi sur la sûreté dans les transports a été promulguée le 22 mars 2016. Cette loi vise à lutter contre les actes terroristes, la fraude et les violences et harcèlements à caractère sexiste.

ARCHIVES:
FRAUDE, SÉCURITÉ ET MESURES ANTITERRORISTES DANS LES TRANSPORTS
Combattre la fraude, l’objectif 2016FRAUDE, SÉCURITÉ ET MESURES ANTITERRORISTES DANS LES TRANSPORTSTARIFICATION ET FRAUDE / FINANCEMENT DES TRANSPORTS PUBLICS: QUELLES SOLUTIONS LORSQUE LES RESSOURCES FINANCIÈRES SONT EN BERNES?
  • Questionnements sur la sûreté dans les gares

Une bombe dans le métro de Bruxelles a douloureusement rappelé la vulnérabilité des transports terrestres face au risque terroriste. Afin de rassurer les Français, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a rapidement réagi en annonçant que « les accès aux zones publiques des infrastructures de transport » seraient limités « aux personnes munies d’un titre de transport et/ou d’une pièce d’identité ». Pourtant en réalité la densité des flux de voyageurs empêche la mise en place de contrôle systématique en gare (1). La gare Saint-Lazare illustre bien ce problème, car la densité de voyageur n’a pas encore permis à la SNCF d’installer les portillons antifraude. Par ailleurs, la mise en place de contrôle systématique est consommateur d’espace, surtout quand il est déployé comme dans les aéroports. Dans ce cas, il faudrait prévoir de très importants agrandissements. De plus, même dans une configuration simplifiée à l’image du Thalys, ces contrôles se révèlent être très couteux (2) et engendrent des retards sur les lignes.
Suite aux attentats du 13 novembre, la SNCF et l’État devaient expérimenter des postes d’inspection filtrage à l’entrée des gares. Cette forme  de contrôle est également abandonnée (3), car outre les problèmes évoqués précédemment, s’ajoute désormais la peur que ces postes d’inspection filtrage ne deviennent des zones à risques en raison des files d’attente qu’ils génèrent. Les solutions restent donc à trouver. La SNCF semble vouloir miser les nouvelles technologies.
Le renforcement de la sécurité dans les gares, des lieux anciens, est souvent compliqué et couteux en raison de l’architecture des bâtiments. Afin d’éviter ce type de problème, le constructeur du métro du Grand Paris pense sûreté depuis le début (4) du projet. Il se met à la place d’un pompier, d’un policier, d’un voyageur, d’un voleur ou d’un terroriste et étudie ce qui peut entraver son action. Ceci lui permet d’éviter de construire un escalier dans lequel un brancard ne passe pas, et un couloir dans les recoins duquel un malfaiteur peut s’embusquer.

(1) Lionel Steinmann, La prévention du risque dans le métro et les grandes gares, une mission quasi impossible, lesechos.f, 24/03/2016 — (2) Bertrand Lambert, Pourquoi sécuriser les gares à 100% n’est pas possible,france3-regions.blog.francetvinfo.fr/transportez-moi, 23/03/2016 — (3) Fabrice Gliszczynski, SNCF : le projet de portiques de sûreté à l’entrée des gares tombe à l’eau, latribune.fr, 24/03/2016 — (4) Dominique Malecot, Sécurité dans les transports : la Société du Grand Paris prévoit le pire pour l’éviter, lesechos.f, 24/03/2016
ARCHIVES:
Fraude, sécurité et mesures antiterroristes dans les transports

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *